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Conservation des fourrages humides : prévenir grâce aux analyses

analyse récoltes fourrages humides

Il y a actuellement de nombreuses récoltes de fourrages humides. Afin de gérer au mieux ces récoltes, n’oubliez pas la nécessité de les analyser avant distribution.

Rappelons qu’un bon fourrage est un fourrage qui a de bonnes valeurs nutritionnelles (énergie, azote…) mais qui est également sans facteurs antinutritionnels. Ces facteurs peuvent entraîner des problèmes de santé, de valorisation de la ration, de moindre production.

La récolte des fourrages est un moment où les risques de développement de facteurs antinutritionnels est important. Une bonne conservation est une conservation qui maintient les valeurs nutritionnelles et qui empêche aux facteurs antinutritionnels de se développer.

Des risques spécifiques

Sur les fourrages d’automne et d’hiver, deux risques sont clairement identifiés et peuvent être analysés pour expertise :

  • Les nitrates : à forte dose dans les fourrages, ils sont toxiques pour les bovins. À cette saison, la plante absorbe l’azote du sol disponible (toujours sous forme nitrate). Mais avec des temps froids et peu ensoleillés, elle ne transforme pas tout cet azote en protéines. Elle l’accumule sous forme de nitrate dans ses feuilles. À plus de 1 000 ppm, les risques santés apparaissent. Le fourrage doit donc être géré et ne pas être distribué en fourrage unique.
  • Les clostridiums : c’est une grande famille de bactérie qui est responsable de nombreux problèmes : des butyriques dans le lait, des entérotoxémies pour le clostridium perfringens, de botulisme pour le clostridium botulinum… Ces bactéries sont présentes dans la terre et se développent à forte concentration dans le fourrage conservé sous certaines conditions : des fourrages humides (<30 % MS) et avec des pH élevés > 5. Lorsqu’ils se développent, ils fabriquent de l’acide butyrique dans les silos, molécules facilement détectables olfactivement car très désagréables. La mesure de la matière sèche (MS) et la mesure du pH permet de savoir si on est dans la zone rouge, zone favorable au développement des clostridiums. A plus de pH 6, il est préférable de ne pas distribuer l’aliment. Plus ces fourrages sont conservés longtemps, plus les risques augmentent (le pH remonte avec le temps).

Piloter la nutrition, c’est prévoir. Prévoir, c’est analyser avant de distribuer.

Yann Martinot, directeur technique

Analyser les fourrages récoltés actuellement (ensilage et enrubanné) avant de les distribuer est donc une évaluation précise des risques de présence de facteurs antinutritionnels. Cela peut éviter tout problème de santé sur les animaux (vaches, génisses, vaches allaitantes…).

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