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Le prix de nombreuses matières premières s’est envolé et le propylène glycol ne fait malheureusement pas exception. A plus de 4 000 € / T, son prix a été multiplié par deux en moins de six mois. A ce tarif, trois semaines de complémentation vont coûter plus de 25 € par vache laitière.

Afin de gérer au mieux ce contexte, plusieurs pistes sont à explorer :

. Lorsque la ration de début de lactation est bien calée et que la préparation vêlage aussi, moins de 15% des animaux développent une acétonémie subclinique. La complémentation n’est donc pas systématique ! Bien souvent lors de complémentation systématique des animaux, des doses plutôt faibles sont apportées pour limiter les coûts (<200 g/j) et les animaux le nécessitant n’ont pas les apports nécessaires.

. Les animaux à cibler en priorité sont les animaux à fort état d’engraissement au vêlage (NEC >= 4) et les animaux à problème. Dans ces cas, un apport préventif dès le vêlage peut être réalisé.

. En plus du suivi Acétonémie sur les échantillons du contrôle de performance (permettant d’avoir la liste des animaux à problème et une vue sur l’ensemble du troupeau), une mesure de l’acétonémie sur les animaux en début de lactation (sur le sang) permet de cibler les animaux avec précision. Pour ce faire, un appareil de mesure coûte moins de 100 € et en moins de 5 mn, prélèvement compris, l’éleveur dispose d’une mesure précise de la situation.

Une évaluation des produits de remplacement est indispensable

On a vu fleurir sur le terrain de nombreuses solutions alternatives moins chères. Pour évaluer ces produits, plusieurs dimensions sont à prendre en compte :

  • L’humidité : l’ajout d’eau est fréquent ! On voit sur le terrain des produits variant de 20 à 60 % d’humidité ! Le prix doit suivre : 4 000 € pour 99 % correspond à 3 200 € pour 20 % d’humidité.
  • Le glycérol n’est pas du propylène glycol. Au mieux il est efficace à 50 %. Cette différence doit donc être intégrée dans le prix.
  • Le sucre est cétogène, c’est-à-dire qu’il augmente le niveau de corps cétonique dans le sang. Il accroit donc les problèmes et doit être complètement exclu des compositions.
  • Des additifs type sorbitol et autres non protégés dans ces solutions ne présentent aucun effet. Ils sont dégradés dans le rumen sans impacter la réduction des corps cétoniques.

En matière d’acétonémie, la prévention reste de mise à travers le pilotage des rations vaches taries et de début de lactation. Seuls les animaux à risque et ayant des corps cétoniques élevés dans le sang doivent être supplémentés. Votre conseiller Elvup vous assistera dans l’interprétation de ces différentes solutions.

Contact : 02 14 22 01 00

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