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Adapter son traitement à une bactérie donnée augmente les taux de guérison. Il ne faut pourtant pas se fier qu’à une simple observation

Il est courant de faire un lien entre la clinicité d’une mammite, l’aspect du lait mammiteux et une bactérie donnée. Les différents symptômes locaux et généraux ne sont pourtant pas spécifiques d’un pathogène.

Une thèse a étudié la corrélation entre l’aspect visuel du lait et les pathogènes isolés. L’aspect a été étudié selon 5 critères : couleur, consistance, présence de caille, taille des cailles et odeur. Ces résultats ont ensuite été comparés à l’analyse bactériologique.

Premier constat, la variabilité de couleur et d’aspect du lait mammiteux est considérable. De nombreuses différences sont aussi observées sur  la consistance du lait : seulement liquide, liquide avec présence de cailles, et même avec présence de cailles, celles-ci diffèrent suivant leur nombre et leur taille.

Second constat, l’aspect du lait est très peu spécifique d’une bactérie ou d’une famille de bactéries. Pour certaines bactéries, E Coli notamment, il paraît impossible d’identifier un profil type : la bactérie est retrouvée sur des échantillons de tous types de coloration, consistance et cailles…

Pour d’autres, comme le staphylocoque doré, il n’y a aucun signe particulier sur la coloration, l’aspect général semble normal, les cailles sont très petites, voire inexistantes. Mais attention, des laits avec un aspect identique ont démontré la présence d’autres bactéries…

En conclusion, seule l’analyse bactériologique permet un diagnostic précis de la bactérie en cause. L’aspect du lait ne permet pas de prédire le germe responsable de la mammite clinique.

Elodie BLIN

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