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Le coût alimentaire doit être maîtrisé car il constitue la majorité des charges opérationnelles des troupeaux laitiers. Il peut varier de 50 à 150 €/1000 l.

Various different Euros background

D’un système de production à un autre, les variations du coût alimentaire sont, en moyenne, assez faibles : elles sont inférieures à 5€/1000l. Cela cache cependant des écarts très importants entres les élevages avec des coûts allant de moins de 50 à plus de 150 €/1000l.

Nos résultats montrent également peu de différences entre les races. En revanche, le niveau d’étable entraîne en moyenne, des écarts qui avoisinent 10€/1000l sur les fourrages et sur les concentrés.

  • Les systèmes les plus intensifs économisent sur les fourrages grâce à des vaches plus efficaces. Ce sont notamment les besoins d’entretien qui varient peu. Au niveau des concentrés, on peut noter une nette augmentation des coûts sur les plus hauts niveaux. Elle se traduit dans la pratique par une distribution plus importante de concentrés dans ces élevages au printemps. Cependant, l’efficacité du concentré est faible au pâturage, de l’ordre de 1 kg de lait par kg de concentré. Il est ainsi primordial de distribuer des concentrés énergétiques peu coûteux : en priorité limiter la distribution de correcteur azoté au pâturage et remplacer les VL 18, 21 ou plus par des céréales ou de la pulpe.
  • Pour les systèmes les moins intensifs, la valorisation de fourrages peu coûteux, comme l’herbe pâturée, est une des clés de la maîtrise des coûts de fourrage.

Ces résultats sont issus de l’analyse des coûts alimentaires des élevages laitiers ornais, adhérant à Orne Conseil Elevage, sur la campagne 2009-2010

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